Bac + 5 en poche et avec un job taillé pour moi, j’ai quand même décidé de postuler au programme EIC du Canada. Pour beaucoup, une vraie chance, pour d’autres, une vraie mise en danger. Les circonstances d’un choix comme celui-là sont différentes d’une personne à une autre et dans cet article, je te raconte pourquoi j’ai décidé de tout plaquer pour partir en PVT. 

L’entrée dans la vie active

En 2016, je suis officiellement diplômée d’un master en Ressources Humaines. Après 5 ans de travail en alternance, et bien spécialisée dans un domaine, je trouve tout de suite un contrat de travail. Tout me plaît, la boite, le job, la team, la culture. Le hic : c’est un CDD, un contrat de 6 mois. Je me dis que ça va être court mais qu’il ne faut jamais négliger ce type d’expérience (Capiche ? Never !). 

Jusque-là je suis habituée à faire des contrats à court terme et cela m’a toujours plutôt excité. J’adore commencer un nouveau travail, découvrir un nouvel environnement et me faire de nouvelles relations. J’ai eu raison, tout se passe bien, j’ai des facilités à prendre le job en main et à m’intégrer dans l’équipe. 

On me rappelle malgré tout à la réalité. Toutes les bonnes choses ont une fin et je ne pourrais pas rester. La personne que je remplace va revenir. 

C’est dans ce contexte que je me mets à penser au PVT. Je suis diplômée, encore chez mes parents, j’ai un travail qui me permet de faire des économies et je suis célibataire. En somme, rien qui me retienne dans ce quotidien, donc pourquoi pas faire un voyage ? 

Oui, l’idée d’un grand voyage s’impose à moi naturellement. Je me sens assez frustrée à Paris, ville que je n’ai jamais quittée. J’ai des envies d’aventures, et j’écume quelques sites et blogs de voyages pour me soulager. 

Tout va bien dans ma vie, j’ai beaucoup de chance, j’ai un quotidien très sympathique. Au fond de moi, je ressens quand même l’envie de me secouer et d’aller au delà de cette simplicité. Je suis une personne qui se lasse assez vite. J’adore les commencements, les nouveaux projets, la rentrée et le lundi matin ne me font pas peur, ni me faire de nouveaux amis. 

Je m’inscris donc dans le bassin de candidatures pour le PVT Canada en me disant que puisque mon entreprise ne peut pas me garder, c’est l’occasion de mettre les voiles et de réaliser un de mes plus grands rêves : aller au Canada. 

C’est mon pays de cœur, je l’ai choisi et il va m’accueillir dès que j’aurais fini mon contrat. Je ne veux pas me contenter d’y aller en vacances. Je ne sais pas pourquoi ni ce que je veux y faire, mais c’est viscéral, il faut que j’y aille, comme si quelque chose m’y attendait ! 

J’obtiens mon PVT très rapidement. Je suis contente mais je ne le dis à personne, j’ai trop peur de l’avis des autres. 

La girouette

Les mois passent et finalement, les planètes s’alignent et l’on me propose un CDI à mon travail. La fille que je remplace ne reviendra pas. Je suis ravie de l’accepter et de faire enfin partie des privilégiés. Avoir un CDI, à Paris dans une jolie boite, c’est le graal. Je me dis que je pourrais même acheter un appartement, pour boucler la boucle. 

J’en trouve un sympa, dans mes prix, avec une situation idéale en face d’un métro. J’effectue toutes les démarches, sauf qu’au moment de concrétiser la vente, je bloque.

La raison : mon PVT que jusqu’à lors j’ai fini par mettre de côté. Le PVT, on ne l’obtiens pas deux fois et je ne peux pas passer à côté de cette chance. 

Des mois de réflexions s’en suivent, à me demander si je pars ou pas. C’est assez douloureux, de penser qu’on va quitter sa famille, ses amis, et puis tous ses repères. Tout ça pour tout recommencer à zéro alors qu’on a déjà tout ce qu’il faut ! 

J’en parle donc à quelques amis car j’ai toujours pensé que partager ses problèmes, c’était les résoudre. La réponse qu’ils m’ont apportée ? « Tu as vraiment un problème de riche Alex ! ». 

C’est clair que c’est un problème de riche ! Quelle chance d’avoir un choix à faire dans sa vie ! La plupart des gens n’en ont pas, c’est bien connu ! Je réalise que j’ai stressé pour rien. Autour de moi, je reçois des réactions positives et bienveillantes. Certains amis m’encouragent fortement. Je fini par croire en ce projet tellement fort que je trouve la force de démissionner. 

Cela me rend assez triste au début car j’adore mon job et mes collègues et je sais que ce sera la fin de quelque chose de bien. Mais je sens que je fais le bon choix, je ne regrette plus un instant. J’ose enfin en parler à tout le monde et plus j’en parle plus je suis pressée de partir. 

 

POURQUOI JE TE RACONTE TOUT CA ?

 

Pour te dire que si je pars, c’est d’abord parce que je le VEUX, mais surtout par ce que je le PEUX. Il y a un an, je n’avais pas assez d’argent de côté, ni le permis de conduire, dans deux ans, j’aurais peut-être quelqu’un dans ma vie, ou un problème personnel. La vie est courte et je pense qu’ il faut faire les choses quand on le PEUT tout simplement.  

Le train ne passe pas deux fois. 

Pour certaines personnes, ce mouvement va être plus naturel que pour d’autres et tant mieux. Mais pour les autres, battez-vous contre vos préjugés, vos peurs et foncez si vous le pouvez. 

Oui, je me suis posée pleins de questions : Est-ce que ma famille va survivre sans moi ? Comment va réagir ma boss quand je vais poser ma démission ? Que vont dire mes amis ? Qu’est-ce que vais faire là-bas, sachant que je vais arriver toute seule dans le froid ? 

Ma famille a globalement très bien accueilli la nouvelle, ma mère a eu assez peur mais elle a fini par se calmer, voyant que j’étais décidée et confiante. 

Ma boss et mon équipe ? Elles sont à fond derrière moi !!! En posant ma démission, j’ai permis à deux personnes d’évoluer en interne, ce qui n’arrive pas tous les quatre matins dans cette entreprise, et j’en suis heureuse pour elles. Oui je quitte un super job, mais ce n’est pas le centre du monde, j’en retrouverai un autre ! 

Mes amis ? Ils sont évidemment un peu contrariés que je parte aussi loin, mais ils sont hyper contents pour moi et me soutiennent quoi qu’il arrive ! On se reverra ! 

On ne va jamais aussi loin que lorsque l’on ne sait pas où l’on va.

Qu’est-ce que je vais faire là-bas ? Je ne le sais pas encore et je ne me mets aucune contrainte ni barrière.  Personnellement, le plus dur a été la préparation psychologique au changement. Maintenant rien ne me fait plus vraiment peur. J’ai hâte de mettre le pied là-bas et de me frotter à ce grand pays. Je ne sais pas si je vais être itinérante ou sédentaire, mais je me suis bien renseignée, je n’idéalise pas le Canada, je pars en connaissance de cause, oui il va faire froid, oui je n’aurais pas d’amis au début, non il n’est pas si simple d’avoir un travail dans son domaine tout de suite en arrivant. Mais de toute manière, est ce que c’est vraiment ce que je veux ?

Fuck that ! On verra bien  ! 

Départ le 12 janvier 2018. 

Alex. 

xxx 

 

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2 Commentaires

  1. Thalia

    Hello! Je viens de tomber sur ton blog via Instagram. Et en lisant cet article, je me reconnais assez dans ce que tu décris, le fait d’etre bien dans sa vie actuelle, avec sa famille, ses amis, se dire que partir va être difficile… malgré tout, cet « appel » et ce sentiment qu’il faut le faire, je l’ai toujours… Ta présentation me conforte donc dans mon idée de partir 🙂
    Je vais vite lire ton blog qui me semble top!! 🙂

    Réponse
    • Alex

      Hello Thalia, merci pour ton message ! Ce qui est dur c’est de prendre la décision et de lutter contre toutes tes inquiétudes et tes petites questions. Mais quand la décision est prise, tout s’éclaircit et les réponses viennent toutes seules ! Bonne chance à toi !

      Réponse

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Alex
Alex

Pvtiste au Canada

Hello et bienvenue sur mon blog !

Je suis Alex, j’ai 26 ans et je suis originaire de Paris, en France.

En janvier 2018, je rejoins la grande communauté et famille de PVTistes et je souhaite à mon tour vous faire partager mon expérience et mes conseils.

Je troque tout contre un simple visa direction : le CANADA !

Tout au long de ces 2 ans, j’espère vous inspirer et vous motiver à me rejoindre.

Bonne lecture !

Ecris-moi ici !